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Fév 10 2013

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Un dollar le baril, premières dédicaces

La première dédicace de l’Affaire des Jumeaux de Bourges avait été épique. Ce n’est donc pas sans une petite appréhension que j’attendais la première séance d’Un dollar le baril, ce samedi 9 février à la Maison de la Presse de Vierzon.

 Une météo capricieuse

En novembre 2011, le samedi matin avait été écrasé de soleil et de douceur, incitant plus à la promenade qu’à fureter dans les couloirs d’une grande surface commerciale. Hier matin, c’est l’hiver dans toute sa splendeur (température proche de 0°C, averses de neige et grésil, vent désagréable) qui encourageait vivement à rester chez soi. Les allées du marché, de part et d’autre de la librairie, étaient plutôt clairsemées.

« Bon alors, de quoi donc il cause, ce livre ?« 

Une affluence modeste qui se confirmerait plus tard  : Jean, le maître des lieux, mesure sa matinée au nombre d’exemplaires du quotidien local restants dans leur présentoir à l’heure de la fermeture. Habituellement trois ou quatre, ils sont plus d’une douzaine à n’avoir pas trouvé preneur aujourd’hui.

Tu seras bienvenu chez moi

Je n’ai jamais été mal accueilli chez les libraires. Mais chez Jean, c’est moins l’écrivain que l’ami que je suis devenu qu’il accueille, avec toute la chaleur et la sincérité dont il fait preuve, lui qui anime son commerce avec une énergie, un humour et une tchatche qui personnellement m’impressionne. Concerné à double titre par mon premier roman, il l’avait beaucoup apprécié, et il a dévoré Un dollar le baril en deux soirées une semaine avant mon arrivée.

Autant dire qu’il défend le livre ! D’ailleurs, elle m’étonnera toujours, dans ce beau monde de la littérature, cette nécessité pour les éditeurs de défendre leurs auteurs, et pour les libraires de défendre les livres… Que font-ils de si mal, tous deux, pour avoir besoin en permanence d’avocats commis d’office ?

La fin du roman lui a ouvert l’appétit, il attend le troisième, au point même d’affirmer à ses client(e)s qu’il est « prêt à [me] séquestrer » pour qu’il soit écrit plus vite !

Fidèles et nouveaux lecteurs

Comment ne pas éclater de rire, dans ce commerce où la bonne humeur règne, lorsqu’une cliente s’exclame « Bon alors, de quoi donc qu’il cause, ce livre ? » à dessein, pour déclencher l’hilarité générale ? Toute la matinée s’est déroulée dans cette ambiance bon enfant, au cours de laquelle le thème et le titre du roman auront attiré de nouveaux lecteurs (et lectrices)… Dont une, qui s’occupe de la bibliothèque de son village, et qui s’excusera de ne pas me connaître : je la rassure, ma notoriété n’a que rarement franchi la porte de ma maison.

Passage aussi du député-maire, connu de par mes obligations professionnelles et dans le cadre de son précédent mandat, toujours aussi sympathique et à qui j’ai le plaisir de dédicacer un exemplaire. Les débats sur le mariage pour tous sont terminés, il y a donc peu de chances qu’il soit surpris à trois heures du matin lisant le roman sur les bancs de l’Assemblée. Dommage ?

Et puis il y a le plaisir de reconnaître une ou deux personnes (je reste relativement physionomiste, même si les prénoms m’échappent encore), présents à la dédicace de mon premier roman. Le bonheur de faire connaissance de lectrices et lecteurs de l’Affaire des Jumeaux de Bourges, qui viennent vers mon deuxième roman sans hésitation, et pour l’une d’entre elles, prend un deuxième exemplaire pour l’offrir avant même de l’avoir lu. Une marque de confiance  – autant à mon égard qu’à celui du libraire – qui me touche très sincèrement.

Une belle matinée, en définitive

A mon arrivée, la table était garnie d’exemplaires, au point qu’il était difficile de s’étaler pour signer. Deux heures plus tard, une seule main suffit à compter les survivants de cette matinée riche de rencontres et d’échanges, pleine de promesses et pourvoyeuse d’un surcroît de motivation formidable.

Comment ne pas avoir envie d’écrire lorsque ces contacts sont aussi chaleureux, bienveillants, enthousiastes ? Comment ne pas réfléchir aux moyens de consacrer plus de temps à l’écriture ?

Et d’imaginer que tout cela n’est encore qu’un début, qu’aucune critique du livre n’est encore parue dans les médias, que le bouche-à-oreille n’a pas encore fonctionné, que la version numérique n’est pas encore sortie.

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